Un flacon scellé de peptide lyophilisé est l’une des formes les plus stables que puisse prendre une biomolécule. L’eau, milieu dans lequel se déroulent la plupart des réactions de dégradation, a été éliminée, et la poudre repose sous un bouchon et une capsule sertie. Ce qui réduit la durée d’utilisation d’un flacon se produit presque toujours après l’ouverture du scellé. Ce guide passe en revue les quatre facteurs principaux.
1. L’eau
Dès qu’un peptide est en solution, l’hydrolyse, la désamidation et l’oxydation progressent à une vitesse qui dépend de la température, du pH et de la séquence. Les résidus d’asparagine et de glutamine se désamident, la méthionine et la cystéine s’oxydent, et les liaisons aspartate peuvent se rompre. Un peptide qui se conserve des années sous forme de poudre peut présenter des modifications mesurables en quelques semaines en solution à température ambiante. Conséquence pratique : ne reconstituez que ce dont un protocole a besoin sur une courte période, et conservez le reste sous forme de poudre.
2. La température
Chaque hausse de 10 °C double environ la vitesse de la plupart des réactions de dégradation. Pour un stockage de longue durée, la poudre scellée se conserve idéalement à -20 °C ; une température de 2 à 8 °C est acceptable pendant quelques semaines. Une solution reconstituée se conserve au réfrigérateur, entre 2 et 8 °C. Congeler une solution est possible, mais fait intervenir le facteur suivant.
3. Les cycles de congélation-décongélation
Lorsqu’une solution gèle, la glace se forme d’abord et le liquide restant se concentre de plus en plus en peptide et en sels. Les variations locales de pH et la formation de cristaux de glace exercent des contraintes mécaniques et chimiques sur la molécule, et certains peptides s’agrègent à la décongélation. Un seul cycle de congélation-décongélation est généralement toléré ; des cycles répétés ne le sont pas. Si un flacon reconstitué doit être congelé, répartissez-le d’abord en aliquotes à usage unique afin que chaque portion ne soit décongelée qu’une seule fois.
4. La lumière et l’oxygène
Le tryptophane, la tyrosine et la méthionine sont sensibles à la lumière et à l’oxydation. Des flacons ambrés ou une boîte au réfrigérateur règlent le problème de la lumière. L’oxygène pénètre chaque fois qu’une aiguille traverse le bouchon : c’est une raison de limiter le nombre de prélèvements par flacon et d’utiliser de l’eau bactériostatique, dont le conservateur empêche un flacon à prélèvements multiples de devenir un milieu de culture.
Un protocole de stockage simple
Flacons scellés : -20 °C, à l’abri de la lumière, au sec. Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de l’ouvrir, afin qu’aucune condensation ne se forme sur la poudre froide.
Reconstitué : 2 à 8 °C, à l’abri de la lumière, étiquette datée, utilisation dans le délai défini par votre protocole.
Si la congélation d’une solution est inévitable : aliquoter d’abord, congeler une fois, décongeler une fois.
Consignez pour chaque flacon le numéro de lot, la date de reconstitution et le volume de solvant.
Notre FAQ résume les conditions de stockage de chaque produit de la gamme. Les températures ci-dessus s’appliquent à tous les peptides que nous fournissons.
Exclusivement destiné à la recherche en laboratoire. Ni conseil de dosage, ni conseil médical.